En discutant avec quelques collègues élus socialistes et communistes de Noisiel sur l'opportunité de réaliser un nouveau rond-point à la place d'un feu tricolore, nous échangeons quelques arguments. Ils m'expliquent que c'est un aménagement IN-DIS-PEN-SA-BLE pour faire freiner les automobilistes et mieux réguler le trafic, d'autant que 46 logements neufs sont en cours de livraison sur cet axe.

Je réponds que la centaine de véhicules supplémentaires amenés par les logements neufs sont rien comparés au 3 500 véhicules qui circulent quotidiennement sur cette route, que le feu sert déjà de régulateur de vitesse et de trafic, et qu'il n'y a d'ailleurs jamais d'embouteillage sur cette route. Et qu'entreprendre des travaux destinés à rendre plus simple, plus fluide, plus rapide l'utilisation de la voiture est inutile parce que dans les cinq ans à venir, une partie importante de la population aura renoncé à l'usage massif de la voiture parce que ce sera trop cher de le faire. Et j'invoque comme preuve le baril de pétrole à 140 dollars.

Quart de seconde de blanc de mes interlocuteurs, au cours duquel je vois un éclair angoissé et surtout interloqué. Un monde sans voiture ? Possible ? Souhaitable ? Comment on va faire ? Non ! Mais non ! Mais non !

Ils se reprennent rapidement : "Mais non, t'inquiètes pas. On trouvera des solutions."

Merci à toi, Ô D., conseiller municipal socialiste de Noisiel, 15 500 habitants, de m'avoir rassuré avec ces quelques mots, simples mais efficaces.

"On trouvera des solutions".

Le prochain Congrès du Parti socialiste s'annonce passionnant et novateur.