Antoine Parodi




En images


Une planète plus verte, un monde plus juste
 

jeudi 27 décembre 2007

Un socialiste à la ramasse

Quand je vous disais que certains socialistes sont toujours à côté de la plaque, malgré la prise-de-conscience-des-dangers-que-courrent-la-planète, on en a une preuve aujourd'hui, dans le Parisien.

André Aubert, vice-président du Conseil général de Seine-et-Marne, et maire (PS) de Brie-Comte-Robert, n'hésite pas à dire que ses administrés pourront toujours et encore se gratter pour la réalisation de la liaison ferrée nord-sud dont je vous parlais il y a quelques jours.

A propos de l'ouverture d'une liaison de 9 allers-retours par jour entre Sénart et Ozoir-la-Ferrière, et 2 fois par jour Sénart et le Val-d'Europe (quelle fréquence !!), André Aubert déclare que "l'intérêt principal est de relier les trois RER, A, E et D, se réjouit André Aubert, maire de Brie et conseiller général chargé des transports. A défaut d'un réseau ferré qui ne se fera sans doute jamais, cette ligne est un maillon de la tangentielle est. L'objectif est de simplifier la vie de ceux qui prennent les transports et n'auront plus à repasser par Paris et d'inciter les gens à laisser leur voiture au garage ! »

Du coup, je pense envoyer la lettre suivante à mon ami André Aubert, qui a déclaré aux Verts de sa commune qu'il n'avait pas besoin d'eux :

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vendredi 21 décembre 2007

Mais qui va donc s'occuper de Lutèce ?

Lutèce, c'est le petit nom de la liaison ferrée qui devrait relier l'aéroport Charles-de-Gaulle et ses zones d'activités à Marne-la-Vallée, jusqu'à Melun-Sénart.

Autant le dire tout de suite, il ne s'agit que d'un trait rose sur une carte de la région Ile-de-France. Un trait qui figure sur tous les documents d'aménagement et d'urbanisme depuis au moins quinze ans : la liaison est "prévue" au Schéma directeur de l'Ile-de-France de 1994, actuellement en révision.

Pourquoi cette liaison ferrée qui permettrait, excusez du peu, de relier le nord de la Seine-et-Marne, Marne-la-Vallée (seulement 250 000 habitants et 150 000 emplois), Sénart (100 000 habitants) et l'agglomération melunaise (75 000 habitants), n'est toujours pas réalisée ?

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mardi 18 décembre 2007

Transports de marchandises à Marne-la-Vallée : sortir de la logique routière

Si vous regardez une carte de Marne-la-Vallée attentivement, vous serez frappé de voir que les concepteurs de la ville nouvelle ont privilégié deux logiques. D'une part, ils ont conçu les quartiers d'habitations en lien avec le RER A. D'autre part, ils ont concentré les zones d'activités autour des axes autoroutiers (A4, A104 et N104). Ces concepts originels aboutissent aujourd'hui à deux phénomènes que nous connaissons bien : la saturation du RER A, puisque les deux tiers des personnes qui vont travailler à Paris s'y rendent depuis Marne-la-Vallée en RER (et tant mieux), et la saturation des autoroutes, notablement encombrées de camions de marchandises et de petits utilitaires à toutes heures du jour et de la nuit.

Les secteurs les plus récents de Marne-la-Vallée confirment cette logique. A tel point que le constat, partagé par tous, d'encombrement des réseaux de transports, qu'ils soient routiers ou ferrés, amène des élus locaux à prendre des positions surprenantes, au demeurant en totale opposition avec les affirmations de conversion écologique.

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jeudi 13 décembre 2007

Changer la vie en pratique : les cornichons

Hier, au milieu d'un rayon anonyme d'un hypermarché sordide d'une multinationale inhumaine dans une zone commerciale sans âme et pollué, la lumière et le bonheur.

Sur un même étalage, sur deux niveaux différents.

A hauteur d'homme, les cornichons par pôts en verre de 380 grammes (poids net égouté) AVEC la tirette verte en plastique.

Plus haut, les cornichons par pots en verre de 380 grammes (poids net égouté) SANS la tirette verte en plastique.

En haut, des cornichons à 2,24 euros le kilo. En bas, les mêmes cornichons à 5 euros le kilo. La présence de la tirette en plastique multiplie donc par deux le prix, sans compter l'utilisation en plus de plastique et donc de pétrole. Incroyable !

Conclusion : j'ai pris le pot sans la tirette verte.

On parle de pouvoir d'achat. Pour dépenser moins, il ne faut pas me prendre pour un cornichon !


vendredi 7 décembre 2007

Naïf, mais sincère

Je ne sais pas si je suis en train de me déconnecter lentement mais sûrement de la vie réelle, mais des fois j'ai l'impression de vivre sur une autre planète. Je dis « je », parce que, si ça se trouve, ce sont les autres qui vivent sur une autre planète.

Ce matin, en écoutant France Inter, j'entends qu'une étude sur les services publics, dans le secteur de l'éducation, montre que les sondés pensent que l'éducation nationale répond mieux aux besoins «essentiels » (lire, compter, écrire), mais déplorent qu'elle ne prépare pas les étudiants à trouver un emploi, et qu'elle ne les forme pas à exercer cet emploi.

Ma première réaction de bobos privilégiés a été de me dire : « Mais c'est bien normal, ce n'est pas du tout la mission première de l'éducation nationale que de former des salariés prêts à l'emploi. Sa mission première, c'est de former des citoyens, dotés d'un bagage culturel, intellectuel et critique suffisamment solide pour affronter la vie. C'est d'ailleurs comme cela que les personnes pourront par exemple affronter le monde de l'emploi, terriblement sélectif pour ceux mal dotés en capital culturel. »

Après avoir constaté que j'étais très bourdieusien aujourd'hui, je me suis dit que je devais être vraiment ringard et largué. Que les gens attendent du concrêt, pas des idéaux bien gentils, et qu'avec 9% de chômeurs officiels, c'était normal.

Autre sujet, avec l'incontournable « pouvoir d'achat ».

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jeudi 6 décembre 2007

Humour noir et nouveaux convertis

« L'écologie n'est pas une affaire de politique, c'est une nécessité pour tous. C'est à chaque citoyen de faire des efforts, en adoptant des gestes éco-citoyens. Les entreprises sont de plus en plus en train d'intégrer les notions du développement durable. Les politiques publiques, grâce au Grenelle, vont elles-aussi devenir plus écologiques. La révolution écologique va se faire en douceur. Dans une génération, on roulera tous avec des voitures propres et on aura résolu les problèmes de l'énergie. »

Ce discours, en l'entend en boucle depuis quelques mois, avec une apothéose de communication lors du Grenelle de l'environnement. Pour résumer l'écart entre le dire et le faire, je vous conseille d'aller voir ce sujet très bien fait.

La conclusion de tout cela, c'est évidemment que l'on n'a plus besoin des écolos. Pour être honnête, les nouveaux convertis écolos devraient plutôt dire « on n'a jamais eu besoin des écolos, avant parce que c'était de doux rêveurs farfelus ; maintenant parce qu'on s'occupe de tout ».

Juste parce qu'on aime faire du mauvais esprit, on en riait il y a quelques jours avec Adrien, en transposant ce discours dans d'autres situations :

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mardi 4 décembre 2007

Transports collectifs et voiture : presque aussi rapides

Je suis tombé par hasard sur ces chiffres, qui datent de 1991, mais qui conservent leur actualité.

On y apprend

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