Mais je ne regrette pas de m'être engagé pour lui, peut-être davantage que certains membres du Parti socialiste, qui se réjouissaient à demi-mot dès le soir du premier tour de voir "leur" candidat engagé dans un second tour délicat. Pourtant, celui-ci, grâce aussi à notre action de soutien, a réussi à progresser de 20 points depuis le premier tour. De son côté, la candidate UMP a subi la plus faible progression entre les deux tours de tous les candidats de droite en Seine-et-Marne.

Je tire deux leçons de ce second tour : - l'alliance de la gauche traditionnelle et des écologistes peut produire de bons résultats. Ce n'est pas passé loin ici, mais c'est pleinement le cas à Paris, ou à Nantes avec l'élection d'un Vert face à un sortant de droite dans une circonscription a priori non gagnable. - la volonté de renouvellement exprimée par les électeurs de la gauche et des Verts devra trouver une traduction lors des échéances municipales prochaines, sauf à poursuivre la machine à perdre. - les Verts, en obtenant 4 députés contre 3 précédemment, progressent, comme le PS. Le PCF est le seul parti de gauche, avec le MRC, à perdre des élus. - l'écologie peut et doit se constituer comme colonne vertébrale d'une révolution idéologique du camp progressiste, pour combattre le projet conservateur de l'UMP.