mardi 2 mars 2010 |
Par Antoine Parodi,
mardi 2 mars 2010 à 21:42 - Elections
"Ne changeons rien demain pour que tout continue comme hier" Lire la suite
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vendredi 26 février 2010 |
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jeudi 25 février 2010 |
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lundi 12 octobre 2009 |
Par Antoine Parodi,
lundi 12 octobre 2009 à 00:29 - Elections
Le premier tour de la législative partielle dans la 12ème circonscription des Yvelynes a eu lieu dimanche 11 octobre. Avec 44,2%, le candidat UMP sort largement en tête, devant le candidat socialiste (21,9%) et le candidat écologiste (14,9%). Les autres candidats (Modem, 7,8% ; Parti de Gauche, 4,9%) arrivent loin derrière.
Le commentateur pressé aura vite rédigé sa conclusion : les socialistes redressent la tête face aux écologistes. D'ailleurs, Jean-Paul Huchon aura vite fait de déclarer que "quand on est dans une zone d'Ile-de-France moins exceptionnelle que Rambouillet, le rapport de force redevient classique", allusion à la partielle qui avait vu la candidate écologiste se qualifier au détriment du PS pour le second tour, et créer la surprise en perdant l'élection de cinq petites voix, dans une circonscription très à droite.
Alors, tout est rentré dans le rang ?
Les écologistes sont les seuls à progresser
En multipliant leur résultat du premier tour des législatives de 2007 par plus de 4 ! Ce qui les fait passer de 3,5% à 15%. Les autres partis ne peuvent pas en dire autant. L'UMP et les socialistes réalisent le même score qu'en 2007, tandis que le Modem perd 5 points.
Le vote écologiste rassemble un électorat plus large que celui des socialistes
Les Verts arrivent devant le candidat PS dans 7 communes sur 12, contre 4 pour le PS (égalité à Orgeval). Le candidat écolo obtient de bons scores aussi bien dans des villes plutôt à droite (Médan, Morainviliers) que là où la gauche est la plus forte (Carrières, Les Clayes, Poissy...).
Le résultat du candidat se joue d'abord sur Poissy
C'est le maire de Poissy, principale ville de la circonscription, qui est arrivé second, pas le candidat socialiste. Contrairement à une élection normale, la participation a été plus forte sur Poissy que sur l'ensemble de la circonscription, et le résultat du maire-candidat socialiste est significativement plus élevé que sur le reste de la circonscription (+4,5 points). Cet écart donne une prime d'environ 300 voix, soit 2 points sur la circonscription.
Le niveau du PS, hors Poissy, se situe à 19% seulement
Les résultats de la circonscription hors Poissy sont instructifs. L'UMP, le Modem et le Parti de Gauche obtienne des résultats quasi similaires à la circonscription avec Poissy. En revanche, le PS perd 2,5 points, tandis que les Verts en gagnent plus d'1,5. Au final, l'écart se réduit à seulement trois points entre Verts et PS.
La conclusion hâtive qui consiste à penser que le PS est de retour pour tuer les Verts n'est donc peut-être pas aussi pertinente...
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lundi 21 septembre 2009 |
Par Antoine Parodi,
lundi 21 septembre 2009 à 11:32 - Ces gens là...
Serions-nous en train d'assister au naufrage politique de Ségolène Royal et de son courant ?Après une crise de populisme fiscal pendant le débat lié à la taxe carbone, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a lancé la nouvelle version du site de son courant Désir d'avenir.
Je l'avoue, j'ai cru qu'il s'agissait de la version lol mdr ptdr. Je ne suis visiblement pas le seul.
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lundi 14 septembre 2009 |
Par Antoine Parodi,
lundi 14 septembre 2009 à 23:55 - Ces gens là...
Entre 70 et 100 000 personnes ont manifesté dimanche dernier à Washington pour protester contre le projet de réforme du système de santé initié par la présidence de Barack Obama. Si cette manifestation est largement pilotée par la droite dure, elle reflète un mouvement profond de la société américaine à voir se mettre en place un système public d'assurance santé.
Déjà, en 1994, la première administration Clinton avait du battre en retraite sur le même sujet face au blocage orchestré par les conservateurs, majoritaires au Congrès, et se contenter de la mise en place de programmes parcellaires (Medicare et Medicaid) notamment dirigées vers les personnes âgées.
La crainte d'un coût insupportable pour les finances publiques, liée au refus idéologique de voir l'Etat prendre en main un secteur de la vie quotidienne sont les principales motivations des opposants. Alliés aux arguments irrationnels, tel que la peur de voir les médecins euthanasier les malades pour alléger les coûts, cela donne un mouvement de refus puissant, qui s'est illustré dans les rues de la capitale fédérale.
Avec un beau clivage gauche-droite comme celui-là, on pourrait s'attendre à ce que notre belle gauche française soit 100% derrière le président Obama. Il avait fait toute sa campagne sur le thème du changement, et tient promesse.
Mais les mêmes qui expliquaient avant l'élection d'Obama que celui-ci ne serait que le président des réformettes d'accompagnement du système libéral, poursuivent dans la même voie.
Ainsi, dans son éditorial du numéro de septembre du Monde Diplomatique, Serge Halimi met dans le même sac une loi qui permettrait à 47 millions d'américains de bénéficier d'une couverture maladie et Christine Lagarde qui justifie les bonus des traders !
On croît rêver !
Mais de la part de la même gauche qui avait torpillé la Taxe Tobin au Parlement européen au nom de la lutte anti-capitaliste, il n'y a en fait rien de bien étonnant. Peut-être juste quelque chose de désolant.
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mercredi 26 août 2009 |
Par Antoine Parodi,
mercredi 26 août 2009 à 00:35 - Elections
L'Allemagne, malgré la chaleur estivale, est plongée dans la campagne des élections législatives qui se dérouleront le 27 septembre prochain.
La CDU d'Angela Merkel, créditée de 37% des suffrages (36,8% en 2005), fait la course en tête, tandis que le SPD est en chute libre, avec 22%, un score identique à celui des européennes de juin (36% en 2005). Les trois autres principaux partis profitent de la situation. Les libéraux du FDP obtiendraient 15% (10% en 2005). Die Linke se maintient autour de 9% (9% en 2005), après avoir fleurté avec les 15% au début de l'année. Die Grünen progresseraient fortement en passant de 8,5% en 2005 à 12% cette année.
A un mois et demi du vote, il faut rester prudent. Lors des dernières législatives, le SPD avait effectué une remontée spectaculaire dans les dernières semaines, contraignant la CDU à la formation d'une « grande coalition » entre la gauche et la droite.
Le FDP a annoncé qu'il proposerait à la CDU de former une coalition majoritaire. Cette alliance est rendue possible par une situation inédite depuis 1998 : le total des partis de gauche et des Verts est pour l'instant minoritaire.
Les sondages en direct : cliquez ici !
Une remarque au passage : les Allemands ne s'encombrent pas de débats stériles sur "les alliances". Le simulateur de sièges propose de regarder quelles coalitions sont envisageables, compte tenu du nombre de siège requis pour obtenir une majorité au Bundestag. Grande coalition CDU-SPD ? Alliance jamaïquaine CDU-FDP-Grünen ? Tout est possible, du moins sur le papier, sans tabous !
Ce qui n'empêchent pas les partis d'annoncer leurs préférences, en les basant sur des éléments politiques, et pas sur des questions du type "gna gna le Modem c'est à droite" ou "gna gna le PC c'est des rouges". Ainsi, en 2005, les Verts allemands avaient annoncé qu'il était totalement inenvisageable qu'ils s'allient avec la CDU, notamment parce que cette dernière n'excluait pas de revenir sur la loi de sortie du nucléaire votée grâce aux écolos en 1998.
Pendant ce temps, en France... (sigh)
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mardi 28 juillet 2009 |
Par Antoine Parodi,
mardi 28 juillet 2009 à 21:17 - La vie en vert

En plein mois de juillet, ce titre est évidemment d'une originalité folle, encore que près d'un habitant sur deux de ce pays ne partira pas de chez lui cet été, congés payés ou pas.
J'ai la chance de faire partie de la moitié qui part, et même de ceux, encore minoritaire, qui sont déjà parti un peu. Pas les vacances du siècle, mais trois jours en Alsace, ça fait du bien.
Mardi, excursion au sommet du Feldberg, qui domine du haut de ses 1 493 mètres toute la Forêt Noire, en Allemagne, à trente minutes de route de Freiburg-im-Breisgau, la ville la plus écolo d'Europe.
Evidemment, la route n'emmène pas au sommet. Arrivé à environ 1 000 mètres d'altitude, une route secondaire me dirige vers le point haut routier, terminus pour toutes les voitures et tous les autocars. Enfin, pour une route secondaire, elle compte deux voies larges, auxquelles s'ajoute une voie réservée aux bus ! 500 mètres plus haut, c'est la fin de la route, et le parking obligatoire. Le panneau, en allemand, indique le tarif du stationnement : 3 euros forfaitaires.
Et là, j'ai mon réflexe de bon français de base : "où est le parking gratuit ? Même si c'est plus loin, tant pis, je ne vais pas dépenser 3 euros pour laisser ma voiture !"
Bah si ! Si, on dépense 3 euros pour laisser sa voiture au pied de la montée finale. Si, on accepte que la présence de son véhicule trouve une expression monétaire, parce qu'il représente un coût pour l'environnement (au demeurant magnifique).
On nous a habitué à ce que tout soit, sinon gratuit, sinon pas cher. On nous a habitué à faire abstraction des coûts cachés, qui sont la plupart du temps des coûts sur l'environnement, sans que l'on nous présente jamais la facture.
Ça coûte combien, de construire une autoroute, c'est à dire de couler des milliers de tonnes de bîtume sur des millions de tonnes de gravas, c'est à dire couper en deux des forêts, des champs, des villes, c'est à dire faire se déplacer des milliers d'espèces d'insectes, d'oiseaux, de rongeurs, bref, modifier de manière irréversible un paysage et des écosystèmes.
Nos vies coûtent à la planète. C'est ce que l'on appelle l'empreinte écologique. Cette empreinte détermine la quantité d'espaces et de ressources nécessaires à la satisfactions de nos "besoins".
Sur le site du WWF, vous pouvez calculer la vôtre. J'en serai à environ 2 planètes, quand la moyenne française tourne à 3, et même 5 pour un états-unien moyen.
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lundi 6 juillet 2009 |
Par Antoine Parodi,
lundi 6 juillet 2009 à 20:09 - Elections
Un mois après cette formidable journée du vote des européennes, l'enthousiasme est toujours là !
Europe Ecologie est arrivé en tête devant le PS quasiment partout en Ile-de-France - dans 41 cantons sur 43 en Seine-et-Marne - avec sept points d'écart, du jamais vu dans notre région. En Seine-et-Marne, la performance des écologistes s'évalue particulièrement aux résultats obtenus dans les villes nouvelles, traditionnellement des "bastions" pour la gauche traditionnelle, à commencer par le Parti socialiste. A Sénart, les écologistes arrivent en tête sur l'ensemble de la ville nouvelle, y compris devant l'UMP, grâce aux bons résultats sur Savigny-le-Temple (19,5% pour Europe Ecologie, en première position), et surtout aux 31% obtenus à Cesson, seule commune du département dirigée par un maire Vert, Jean-Marc Brûlé.
A Marne-la-Vallée, les résultats sont du même niveau. Europe Ecologie, avec 21% des voix, arrive en tête sur le Val-Maubuée, devant l'UMP, et devant le PS qui n'arrive qu'en troisième position, alors que les quatre principales villes du secteur sont fortement ancrées à gauche avec des maires socialistes et c ommunistes réélus depuis plusieurs mandats. Fierté personnelle à Noisiel : les écolos font jeu égal avec le PS, à 7 voix prêt, avec le meilleur score départemental dans les villes de plus de 10 000 habitants.
On a lu, entendu toutes les explications possibles pour comprendre ce qu'il s'est passé le 7 juin. Le complot des deux Bertrand a tenu une place de choix : les intérêts de Yann-Artus Bertrand, avec la diffusion du film Home, auraient rencontré ceux de Xavier Bertrand, qui souhaitait tout faire pour contrer les socialistes. On a aussi beaucoup entendu qu'il fallait relativiser ces résultats, compte-tenu de l'abstention record. De la part des mêmes personnes qui se félicitaient des excellents résultats du PS il y a cinq ans, alors que l'abstention se situait quasiment aux mêmes niveaux, cet argument est plutôt savoureux.
Et puis, il y a tous ceux qui font mine de penser que les listes écolos ont "siphonné" les électeurs du Parti socialiste et du Modem. C'est vrai, si l'on considère que 20% des personnes se déclarant proches du PS ont choisi Europe Ecologie. C'est une analyse biaisée si l'on considère que les électeurs n'appartiennent à personne. Cette théorie que je nommerai "théorie du retour au bercail" avait déjà connu de belles heures entre 1999 et 2004, alors que la liste des Verts avait atteint les 10% des voix aux européennes de juin 1999. Cette théorie est simple : elle considère que le PS constitue par nature le principal parti de la gauche, et qu'il doit le rester. Le problème, c'est que le "par nature" fait comme si la déroute du PS à la présidentielle de 2002 n'avaient pas eu lieu, et que sa réédition il y a un mois n'était qu'un "accident" électoral.
L'ambiance au sein d'Europe Ecologie, avec des résultats électoraux pareils, est évidemment très bonne. Ces résultats incitent même tout le monde à être encore davantage responsables et à encore plus jouer collectif pour l'avenir. Contrairement à l'article ordurier de Sylvia Zappi samedi dans Le Monde, qui mettait en valeur des "égarés" de la gauche, faisant écho à la théorie du retour au bercail, la majeure partie des personnes qui ont voté Europe Ecologie le 7 juin, d'où qu'ils viennent, sont globalement très contents des résultats. Et tout est là pour permettre aux écolos de rééditer en mars prochain.
Autant le dire directement : les élections régionales qui viennent seront l'occasion de faire un choix très clair et très simple. Les électeurs vont-ils confier la présidence des régions au Parti socialiste, ou bien vont-ils faire le choix de la pluralité, en plaçant les listes écologistes en tête au premier tour ?
Au vu de l'état du PS, c'est tout sauf une question boutiquière. C'est même précisément une question de fond. Pendant toute la campagne des européennes, les écologistes ont expliqué que les solutions à la crise, aux crises se situaient du côté de l'écologie. Le PS, tout comme le Modem, l'UMP ou le Front de gauche, se contentant d'en appeler, chacun avec des moyens différents, au retour de la croissance.
Lisez cette intervention d'Yves Cochet à l'Assemblée nationale lors du débat sur la motion de censure déposée par les socialistes, et comparez par exemple avec l'explication de vote donnée par Laurent Fabius. Ce dernier formule des critiques justifiées à l'égard du gouvernement, mais d'une manière tellement traditionnelle, que la vision du monde développée par Yves Cochet ne peut que paraître qu'iconoclaste, exagérée, pour ne pas dire farfelue.
Et pourtant...
L'ntervention d'Yves Cochet : http://www.yvescochet.net/wordpress/?p=129
L'intervention de Laurent Fabius :
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